Présentation de l’arnica, avec les laboratoires Boiron

Jolie plante des prairies d’altitude, l’arnica (Arnica montana) est traditionnellement utilisée depuis des siècles contre les chocs et la fatigue musculaire. Ses actifs anti-inflammatoires sont reconnus par la pharmacopée française et sa cueillette est soumise à des pratiques respectueuses. Les laboratoires Boiron nous en disent plus.

Sommaire

Présentation

Propriétés

Cueillette


Présentation de l’arnica (Arnica montana)

Une tige velue vert pâle portant une grande fleur jaune orangé en forme de marguerite, voici l’arnica (Arnica montana), qui mesure 20 à 60 cm et appartient, comme la camomille, le souci ou encore le cosmos, à la famille des Astéracées.
Cette fleur estivale s’épanouit aux alentours de la Saint Jean (solstice d’été) et on peut en trouver jusqu’en août.


Exigeante en termes d’altitude, de sol et de climat

L’arnica affectionne les sols acides (pH compris entre 5 et 5,5) et siliceux, non calcaires. Elle a également besoin d’un terrain incliné d’au moins 3°, qui prévient l’humidité stagnante trop acidifiante et garantit l’écoulement satisfaisant de l’eau. « L’arnica est une diva car elle a besoin d’eau, mais pas trop », précise Françoise Merceron, Pharmacien et Responsable de l’achat des plantes pour les laboratoires Boiron.

Sensible aux variations brutales et importantes de températures, cette plante pousse dans les prairies d’altitude (à plus de 800 mètres) des régions montagneuses d’Europe médiane, du sud de la Suède au nord de l’Espagne.

En France, on la rencontre surtout (voir carte) :

– dans l’est : Vosges (où le sol granitique lui est particulièrement favorable), Alpes, et beaucoup plus rarement Jura
– au centre : Morvan, Plateau central, Cévennes
– dans le sud-ouest : Pyrénées centrales

Carte des zones de cueillette

Menacée par les moutons

Dans les prairies agricoles, l’Arnica montana se raréfie lors des changements de type de bétail. Lorsque les ovins viennent remplacer les bovins, elle disparaît totalement en un ou deux ans. Cette plante, qui comme nous l’avons vu affectionne les sols acides, ne survit pas aux excréments alcalinisants des moutons. Ainsi, des stations entières d’Arnica montana sur les Hautes Chaumes du Haut Forez (Rhône-Alpes, Auvergne) ont disparu seulement deux ans après l’introduction du mouton.

Les propriétés de l’arnica

Traditionnellement utilisée contre les chocs et la fatigue musculaire

L’arnica est connue depuis l’Antiquité mais c’est depuis le Moyen‐Âge et sa description par l’abbesse Hildegarde de Bingen qu’elle est utilisée dans la pharmacopée traditionnelle. Elle est ainsi utilisée depuis des siècles pour soigner les douleurs liées à un choc (bleu, bosses), et à la fatigue musculaire (crampes, courbatures), ce qui lui a valu le surnom d’herbe aux chutes.

Des actifs scientifiquement reconnus

Les molécules que l’arnica produit lui servent la plupart du temps à se protéger elle‐même. Leur composition dépend donc très fortement du milieu environnant souterrain et aérien (animaux, insectes, soleil, PH du sol …). On peut citer en particulier:

Des lactones sesquiterpéniques aux propriétés anti‐inflammatoires décrites dans la pharmacopée européenne, que l’on trouve dans les tiges, les fleurs et les feuilles.
Ces lactones sesquiterpéniques ont été répertoriés et leur quantité, bien que variable, doit se situer dans une proportion définie par la pharmacopée française. Le contrôle qualité Boiron s’assure de la conformité des plantes réceptionnées dans le respect de ces normes.
Dans la nature, le goût amer a vocation à protéger la plante des animaux herbivores.

Des flavonoïdes, largement représentés dans la classe des médicaments veinotoniques et anti-inflammatoires, que l’on trouve également dans les tiges et les feuilles .
Leur action anti‐oxydante permet de protéger la plante des méfaits du rayonnement solaire.

Des huiles essentielles, dont en particulier le thymol, utilisé en pharmacie pour ses propriétés antiseptiques. Elles se trouvent dans les racines et à moindre degré dans les fleurs et les feuilles.
Elles protègent la plante des bactéries et champignons contenus dans la terre.

La cueillette de l’arnica

La préservation et la protection de l’arnica sont les priorités des laboratoires Boiron. La plante fleurie est cueillie fraîche et entière par des récoltants professionnels. Elle est ensuite très rapidement livrée au laboratoire après la récolte (dans les 72 h maximum) par camion frigorifique.

Boiron s’engage à travers un cahier des charges strict recensant les bonnes pratiques de cueillette, basé sur la confiance et la responsabilité :

– Des terrains de récolte hors des zones industrialisées, urbaines, de cultures intensives, traditionnelles ou des routes afin d’éviter au maximum les pollutions
– Des cueilleurs professionnels partenaires
– Une récolte raisonnée et responsable pour assurer la pérennité de la plante :
* cueillir les plantes en pleine floraison
* laisser sur place une tige fleurie tous les 5 m² et les capitules fanés
* autoriser uniquement les récoltes manuelles

Cueillette en cours
Fin de cueillette

Maria Bardoulat

Photos et carte : © Boiron
Sources : Documentation Boiron

Voir l’article « News bien-être #8 / Arnicrème® de Boiron, crème massante et tonifiante à l’arnica »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s