C’est la saison de la salicorne !

Salée comme une algue, la salicorne est une petite plante maritime comestible repérable dès le mois de juin en bord de mer. Présentation.

Quand on arrive au bord de l’eau, on a d’abord l’impression d’être face à une invasion d’algues vertes. Mais non, ce ne sont pas des algues ! Il s’agit de la salicorne et de l’obione, deux plantes maritimes qui adorent les vasières et les prés salés, et se font arroser par l’eau de mer au fil des marées, ce qui explique leur goût plutôt salé.

Salicorne sauvage au port du Dourduff, près de Morlaix (Finistère nord)
Au 1er plan: obione, au 2e: salicorne
Cohabitation d’obione (feuilles ovales) et de salicorne (feuilles allongées)

Zoom sur la salicorne

Elle a longtemps été appréciée par les marins qui l’emportaient à bord et la consommaient conservée dans du sel pour lutter contre le scorbut. Elle se consomme encore aujourd’hui, crue, blanchie, cuite ou marinée dans du vinaigre. L’été, on peut la trouver vendue fraîche dans certaines poissonneries proches de la mer, et elle est aussi vendue en bocal toute l’année.

Salicorne fraïche provenant d’une poissonnerie

Peut-on cueillir la salicorne?

Oui, mais selon des conditions définies par arrêté préfectoral. Dans le Finistère, où je vis, le grand public peut cueillir au maximum « ce que peut tenir la main d’une personne adulte, sous réserve du droit de la propriété privée et de la réglementation en matière de protection des espaces naturels. ». La Baie de Morlaix, où on été prises les photos pour cet article, est en zone Natura 2000, donc les salicornes sauvages devraient rester tranquilles 🙂
D’autre part, il ne faut pas oublier que l’eau du bord de mer peut être contaminée par différents germes pathogènes, par des produits pétrochimiques provenant des bateaux, sans oublier les métaux lourds… Il est donc préférable d’acheter la salicorne dans les poissonneries, qui s’approvisionnent auprès des cueilleurs professionnels et des cultivateurs de salicorne (marais salants ou serres), soumis eux aussi à une réglementation stricte permettant d’assurer la qualité du produit et le respect de l’environnement.

La salicorne en recette

Culinairement parlant, cette petite plante maritime s’utilise un peu comme les algues, « à petite dose ». Alors pour associer une recette végétale à cet article, j’ai pensé à un tartare, que je vous présente ici. Bon appétit 😀

Texte et photos: © Maria Bardoulat

Sources

Thermes marins et bienfaits de la mer
Maria Bardoulat, Editions Alpen 2014
Trois plantes maritimes comestibles : l’obione, la criste, la salicorne
Site « Cuisine à l’Ouest »
Direction départementale des Territoires et de la Mer
Arrêté préfectoral du Finistère
Les services de l’Etat dans le Finistère
Les sites Natura 2000 / Morlaix




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