News alimentation #1

Selon deux études récentes, les jeunes sont en train de redéfinir leur alimentation. En France, la bio séduit les 18-24 ans, tandis qu’au Canada, c’est le snacking sain qui l’emporte chez les 18-34 ans.


La Génération Bio est là !

La bio a de beaux jours devant elle car les 18-24 ans (Génération Z) l’ont adoptée. C’est ce qu’indiquent clairement les chiffres du Baromètre 2019 de consommation de l’Agence Bio*, qui placent ces jeunes en tête pour deux des items clé de l’étude:

Le bien-être animal: 37% pour les 18-24 ans vs 28% pour l’ensemble des personnes interrogées
Des raisons éthiques et/ou sociales: 32% vs 25% pour l’ensemble.

Baromètre 2019 Agence Bio
Infographie Agence Bio

Un véritable passage à l’acte de ces jeunes a été noté, et 27% d’entre eux déclarent avoir l’intention d’augmenter leur consommation dans les 6 prochains mois. Le prix des produits bio constitue bien sûr un frein pour la majorité des personnes interrogées (84%), mais on peut constater que 47% des 18-24 ans contre seulement 34% de l’ensemble considèrent normal de payer plus cher un produit alimentaire bio qu’un produit qui ne l’est pas. Les auteurs de l’étude considèrent que « cette fracture générationnelle est nette et dit peut-être beaucoup sur une génération plus attachée au pouvoir de vivre au sens large qu’au pouvoir d’achat au sens strict ». Des jeunes désireux de consommer autrement, de manière plus éthique, responsable et durable notamment pour ce qui concerne la valeur du produit. Ils sont confiants dans ce mode d’agriculture, en maîtrisent les bases d’identification, mais 53% d’entre eux manquent encore de réflexe pour avoir une consommation bio plus soutenue.

*Etude quantitative en ligne via le panel Spirit Insight, sur la base d’un questionnaire auto-administré. L’étude a eu lieu du 23 novembre au 7 décembre 2018 et a porté sur 2000 Français âgés de 18 ans et plus, constituant un échantillon représentatif de la population française.

Le Baromètre 2019 est consultable ici.
Source: Agence Bio

Vers la fin des trois repas quotidiens au Canada?

Selon une récente étude* de Mintel,  l’agence mondiale leader en market intelligence, 51% des Canadiens souhaitent avoir à leur disposition plus de collations saines à emporter pour la journée. Ils estiment qu’il est plus sain de grignoter tout au long de la journée que de consommer trois repas, car ils ont besoin de carburant en permanence. Et pour cela, il leur faut des collations saines, les better-for-you (BFY) snacks. En tête de leurs choix alimentaires arrivent les collations à base de produits frais et peu transformés, avec fruits et légumes frais (84%), fromage (79%), noix (69%) et pop-corn (60%).

Le choix des protéines

Les jeunes consommateurs misent sur les protéines pour se rassasier, et 32% des hommes âgés de 18 à 34 ans souhaitent avoir d’avantage d’offres de snacks à base de viande, contre 16% seulement de leurs aînés. Le succès du mouvement flexitarien se traduit par un net intérêt pour les grignotines à base de protéines végétales pour 39% des femmes âgées de 18 à 34 ans. Carol Wong-Li, directrice associée du rapport Mintel’s Better-For-you Snacking Canada 2018, nous explique cette différence hommes-femmes observée dans cette étude: « Les jeunes femmes ont tendance à prendre des collations car elles sont trop occupées pour prendre leurs repas, alors que les jeunes hommes le font généralement pour faire le plein après une activité physique. Les spécialistes du marketing cherchant à promouvoir les protéines végétales auront du succès en se concentrant sur la manière dont ces ingrédients permettent aux consommateurs de rester rassasiés plus longtemps, tandis que les marques faisant la promotion de la viande peuvent se concentrer sur la manière dont la qualité de la protéine de viande contribue à la construction, la récupération et/ou le développement musculaire ».

Une demande de collations vraiment saines

Cette étude montre aussi que les spécialistes du marketing appliqué au snacking canadien vont devoir travailler sur la qualité des produits proposés: si 41% des consommateurs canadiens de collations BFY déclarent avoir confiance dans les allégations santé mentionnées sur les emballages d’aliments et de boissons, la salubrité de ces collations est remise en question par 73% d’entre eux, et 49% déclarent qu’il est difficile de dire si un casse-croûte est sain.

* Etude conduite en juillet 2018 sur 1959 internautes âgés de 18 ans et plus, consommateurs de collations BFY

Source: Mintel

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